Mot de passe oublié ?
Dernières actualités :

Publicité :

Nos solutions
sur Dechetcom

  Réglementation

Accueil des forums
     Retour à la liste des sujets de Réglementation

Probo Koala : les verts demandent une réglementation efficace
   
Paul ROLAND
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Jeudi 26 octobre 2006 à 11h44  
Le mercredi 25 octobre 2006 à Strasbourg, dans le cadre du débat qui est mené au Parlement européen sur les déchets toxiques déversés par le bateau Probo Koalo en août en Côte d’Ivoire, Marie Anne Isler Béguin eurodéputée Verte, membre de la Commission de l’Environnement, de la Santé et de la Protection des consommateurs a estimé que...

"C’est une véritable catastrophe humanitaire : 8 personnes sont mortes et 40 000 personnes ont subi un suivi médical. Au regard de la Convention de Bâle qui contrôle le transport des déchets transfrontaliers, la responsabilité des autorités hollandaises conscientes de la nature de la cargaison ainsi que celle de l’affréteur doivent être clairement définies.

L’efficacité des règlementations européennes est aussi remise en question : il faut en finir avec les lacunes et autres exemptions qui permettent d’expédier certains déchets à des pays non membres de l’OCDE.

Il faut surtout regarder la réalité en face pour mieux y remédier : loin des discours sur la mise en œuvre des objectifs du millénaire, les pays développés et l’Union européenne en particulier, se lavent les mains de leurs déchets toxiques. Profitant des défaillances règlementaires et des conflits politiques, ils convertissent l’Afrique en décharge de déchets nucléaires (en Somalie) ou chimique (Côte d’Ivoire mais aussi Cameroun)."

Plutôt que de lutter contre l’appauvrissement des populations africaines par une politique cohérente entre le commerce et l’aide au développement, l’Union européenne met en péril la santé de ses populations africaines mais aussi compromet l’avenir des générations futures en se déchargeant de la responsabilité de ses déchets toxiques en les expédiant en Afrique".

 
Paul ROLAND
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Lundi 06 novembre 2006 à 21h46  
Alors que le premier chargement des déchets du Probo Koala arrive en France, on peut s'interroger sur la prise en charge financière des travaux de dépollution...

En effet, on comprend bien que l'affaire est prospère pour Séché Environnement, qu'elle peut même devenir une opportunité politique pour nos responsables qui peuvent saisir l'occasion pour prendre la tête des pays qui vont réclamer et s'impliquer en faveur d'une application ferme de la convention de Bâle, ( après la déconvenue du Clemenceau) mais finalement si l'on parle de Trafigura et de ses principaux actionnaires dont le propriétaire de Dauphin Environnement, Claude Dauphin, on ne sait toujours pas s'ils vont pour le moins supporter les coûts financiers et économiques de ce drame. L'idée même est insupportable de penser que cela pourrait être le contribuable français qui doive payer pour cette exportation de déchets toxiques !!!!

Alors , ne croyez-vous pas qu'il serait temps de nous informer à ce sujet ....
 
Admin DECHETCOM

Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Mardi 07 novembre 2006 à 10h50  
Pour contribuer au débat, vous faisons part du point de vue de : http://oreeat.viabloga.com/ Prénom : Ghislain Nom : Gondouin


Après deux long mois de silence et de nombreuses sollicitations de journalistes, Eric de Turckheim se décide enfin à communiquer à la presse sur le déversement de toxiques à Abidjan pour lequel son ami et co-dirigeant de TRAFIGURA Claude Dauphin est incarcéré depuis le 16 septembre à la MACA d'Abidjan. Nous rappelons que ces déversements ont provoqué la mort de 10 personnes et 40 000 intoxications.
Il réaffirme à qui veut l'entendre la bonne fois du groupe TRAFIGURA qui "ignorait" la dangerosité des produits et qui croyé que la société TOMMY d'Abidjan était habilité à traiter ces déchets.

Eric de Turckheim prétent : "que seul un différend sur le coût de traitement avait incité TRAFIGURA à faire traiter ses déchets ailleurs".

Rappelons que ces déchets qui devaient être traités à Amsterdam n'ont pu être déchargés, leur teneur toxique ne permettant pas de les neutraliser in-situ. Le bateau devant se dérouter sur Rotterdam, site abilité à traiter ces déchets (ce qui explique le surcoût).

Eric de Turckheim affirme : "les déchets ont été déchargés à Abidjan et pris en charge par une société TOMMY habilité à les traiter".

La société TOMMY agréée juste15 jours avant l'arrivée du bateau n'était pas en capacité de traiter ces déchets à Abidjan pour l'unique raison de l'absence d'unité de traitement spécifique en Côte d'Ivoire.
"TRAFIGURA - Eric de Turckheim - Claude Dauphin" ne pouvaient l'ignorer. Cette société dispose d'installations portuaires à Abidjan et d'une société PUMA chargé de courtage, c'est cette société qui a traité ce marché avec la société TOMMY. Le PDG de cette société PUMA filiale de TRAFIGURA est justement Claude Dauphin, l'incarcéré d'Abidjan

Nous affirmons que TRAFIGURA connaisait la teneur toxique de leur résidu, nous affirmons de même que "TRAFIGURA - E. de Turckheim - C. Dauphin" savaient également que la société TOMMY n'était pas en capacité de traiter ces toxiques en Côte d'Ivoire.

S'ils l'ignoraient cela relève de la négligeance criminelle. Le cynisme de Turckheim lui fait déclarer sur RFI que "le suivi des déchets était de la responsabilité des autorités nationales et locales".
Nous pensons que cette société impliquée dans des scandales en Afrique du Sud, en Irak, en Côte d'Ivoire pose beaucoup de question et n'apporte aucune réponse satisfaisante.

 
Jean CAMILLE
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Mardi 07 novembre 2006 à 12h19  
Pour Jacky Bonnemains, président de l'association Robin des Bois, « le vrai scandale est que ces déchets souillés et dangereux aient pu quitter l'Europe alors qu'une directive européenne de novembre 2000 sur les installations portuaires de réception des déchets et des résidus de ­cargaison » stipule que les navires ne peuvent pas quitter un port européen sans avoir procédé à un traitement, même onéreux, de leurs déchets de bord. « Les autorités hollandaises et estoniennes savaient ce qu'il y avait à bord du Probo Koala. Jamais elles n'auraient dû le laisser partir ». Aujourd'hui, c'est la France qui paie la facture.
 
Jean CAMILLE
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Vendredi 10 novembre 2006 à 08h57  
Source : Notre Voie Abidjan Publié le 9 novembre

M. Tchimou Raymond Féhou, procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau, a appelé hier, au cours d'une conférence de presse au tribunal d'Abidjan, les victimes des déchets toxiques à "se rendre au cabinet du doyen des juges d'instruction à l'effet de se faire entendre, munies de leurs certificats médicaux attestant leur qualité de victime. Il en est de même des ayants-droit des victimes décédées".

Le conférencier rendait compte de sa mission en Estonie - 04 au 10 octobre dernier - où le Probo koala, le navire qui a déversé en août dernier des tonnes de déchets toxiques dans le district d'Abidjan faisant 10 morts et plus de 100 mille consultations médicales, a été immobilisé par les autorités estoniennes. Selon le procureur de la République, son déplacement à la tête d'une délégation de hauts magistrats et de hauts fonctionnaires de l'Etat de Côte d'Ivoire s'imposait car "il était bon que nous sachions si ce bateau existe réellement, car souvenez-vous que le Probo Koala est venu et est reparti comme un fantôme. A qui il appartient ? qui a mis les déchets dans ce bateau ? est-ce que les déchets déversés à Abidjan sont les mêmes que ceux qui sont transportés par le bateau ?" A l'en croire, la délégation a pu avoir des pièces à conviction que le parquet a donné au juge d'instruction pour "retenir les charges contre les auteurs et complices de ce crime". Ainsi, "il pourra valablement asseoir sa conviction sur les responsabilités des autorités administratives internes qui ont participé en connaissance de cause à ce crime, et boucler ce dossier dans un délai très raisonnable", a affirmé M. Tchimou.

Des documents comme le journal de bord du bateau, les documents d'analyse toxique réalisé par les autorités estoniennes et qui confirment, selon le conférencier, les résultats des experts ivoiriens, ont été collectés en Estonie et transmiseau juge d'instruction. C'est après l'instruction du dossier que la cour d'assises, haute juridiction pourra se réunir et juger tous les auteurs et complices. Le procureur de la République a rassuré les Ivoiriens qu'il ira jusqu'au bout de cette enquête "afin que tous ceux qui ont endeuillé, empoissonné ou tenté d'empoisonner la population d'Abidjan soient arrêtés, jugés et condamnés conformément à la loi". Concernant le foisonnement des commissions d'enquête, le procureur Tchimou a assuré qu'elles ne gênent en rien la procédure pénale qui est en cours. Bien au contraire. "Nous sommes disposés à recevoir des informations sérieuses de tous ceux qui désireraient nous aider dans la présente procédure", a-t-il rassuré. En d'autres termes, le procureur a affirmé qu'il est disposé à recevoir les résultats de la commission d'enquête nationale et internationale mise en place par la primature, si ces résultats peuvent permettre à la procédure judiciaire de conduire les coupables en prison.

Le procureur de la République était entouré de M. Daléba Rouba, procureur de la République près le tribunal de Yopougon, de Me Kossougro Séry, avocat de l'Etat de Côte d'Ivoire.

 
Jean CAMILLE
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Vendredi 10 novembre 2006 à 16h45  
Voici la Résolution du Parlement européen sur l'exportation de déchets toxiques en Afrique adoptée en date du 26 octobre 2006
..................................................................
Le Parlement européen ,

— vu la convention sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination (convention de Bâle), adoptée le 22 mars 1989, et conclue au nom de la Communauté par la décision 93/98/CEE du Conseil(1) , ainsi que l'interdiction en découlant de toute exportation de déchets dangereux à partir des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et à destination de pays non membres de l'OCDE,

— vu la législation communautaire relative aux transferts de déchets, notamment le règlement (CEE) n° 259/93 du Conseil, du 1er février 1993, concernant la surveillance et le contrôle des transferts de déchets à l'entrée et à la sortie de la Communauté européenne(2) , ainsi que le règlement (CE) n° 1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts de déchets(3) , qui abroge le règlement (CEE) n° 259/93 avec effet au 12 juillet 2007,

— vu l'article 103, paragraphe 4, de son règlement,

A. considérant que quelque 500 tonnes de déchets chimiques ont été déversées dans plusieurs zones voisines d'Abidjan, Côte d'Ivoire, ville qui compte cinq millions d'habitants,

B. considérant qu'à ce jour, huit personnes sont mortes et que quelque 85 000 personnes ont été hospitalisées pour être traitées pour des saignements de nez, diarrhées, nausées, irritation des yeux et difficultés respiratoires; que ce déversement de déchets toxiques peut être lourd de conséquences: contamination des sols, pollution des eaux de surface et des eaux souterraines,

C. considérant que cette intoxication a touché de façon extrêmement grave un grand nombre d'enfants: selon les estimations de l'UNICEF, de 9 000 à 23 000 enfants auront besoin d'une assistance médicale, de soins et d'autres mesures d'assainissement du milieu dans lequel ils vivent,

D. considérant que les déchets toxiques ont été déversés par un navire-citerne grec battant pavillon panaméen et loué par la Trafigura Beheer BV, société établie aux Pays-Bas, et que ce partage des responsabilités crée un problème systématique et inacceptable en ce qui concerne l'application de la législation communautaire,

E. considérant que les réglementations environnementales du Nord ont fait de l'élimination des déchets dangereux un processus coûteux,

F. considérant que c'est au cours du déchargement que les autorités du port d'Amsterdam se sont rendu compte du caractère dangereux des déchets, réclamant une redevance plus élevée pour effectuer le déchargement, à la suite de quoi le navire a repompé les déchets à bord; que les autorités néerlandaises ont autorisé le navire à quitter les eaux territoriales néerlandaises alors qu'elles savaient que les déchets étaient dangereux et que le capitaine refusait de supporter les coûts d'une élimination écologique aux Pays-Bas,

G. considérant que la société avait la possibilité d'éliminer les déchets de manière légale et sûre en Europe, mais a opté pour une solution moins onéreuse, en Côte d'Ivoire,

H. considérant que l'Afrique est une décharge pour toutes sortes de déchets dangereux; que Greenpeace a identifié 80 sites où ont été déversés des déchets dangereux provenant de pays développés, notamment des ordinateurs usagés au Nigéria, des conteneurs radioactifs en Somalie, du chlore au Cameroun, etc.,

I. considérant que la plupart des pays africains n'ont pas de réglementations rigoureuses pour protéger l'environnement et les moyens d'existence de la population contre les déchets dangereux,

J. considérant que, en vertu du règlement (CEE) n° 259/93, toutes les exportations de déchets à partir de l'Union européenne sont interdites depuis mai 1994; qu'en vertu de ce règlement, l'exportation de déchets dangereux de l'Union européenne vers des pays non-membres de l'OCDE, à des fins de valorisation, est interdite depuis janvier 1997,

K. considérant que le déversement de déchets dangereux en Côte d'Ivoire n'est que la partie émergée de l'iceberg que représente les transferts permanents de déchets dangereux de l'Union européenne vers des pays non-membres de l'OCDE; que de grandes quantités de déchets d'équipements électriques et électroniques sont déversées dans des pays non-membres de l'OCDE sous prétexte de "réutilisation" qu'un nombre important de vieux navires communautaires chargés de substances et de matériaux toxiques sont envoyés à la ferraille en Asie, dans des conditions extrêmement dommageables pour les travailleurs et l'environnement,

L. considérant que, au cours de sa séance du 9 avril 2002, le Parlement a adopté, en première lecture, sa position sur la proposition de directive relative à la protection de l'environnement par le droit pénal(4) ; que le Conseil n'est jamais arrivé à un accord politique sur cette proposition de directive et a donné la préférence à une décision-cadre concernant le même sujet (Décision-cadre 2003/80/JAI du Conseil du 27 janvier 2003(5) ) et relevant du troisième pilier; que, le 13 septembre 2005, la Cour de justice a annulé cette décision-cadre dans son jugement relatif à l'affaire C-176/03,

1. invite la Commission, les Pays-Bas et la Côte d'Ivoire à enquêter de façon approfondie sur cette affaire, à établir les responsabilités à tous les niveaux, à traduire en justice les responsables de ce crime environnemental et à veiller à l'élimination totale de la contamination environnementale ainsi qu'au dédommagement des victimes;

2. invite les institutions européennes et les États membres à prendre toutes les dispositions nécessaires pour apporter pleinement leur assistance à la population affectée, et en particulier aux enfants, en ayant recours à toutes les modalités d'aide, de coopération ou de protection civile disponibles;

3. considère que la législation communautaire et les conventions internationales ont été, à l'évidence, violées dans le cas de l'exportation de déchets dangereux vers Abidjan, et demande par conséquent à la Commission et aux États membres de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir l'application intégrale de la réglementation existante en matière de transfert de déchets;

4. demande à la Commission et aux États membres concernés de rendre publics tous les accords bilatéraux qu'ils ont conclus à ce jour avec des pays non membres de l'OCDE en matière de transfert de déchets;

5. invite la Commission à présenter des propositions visant à combler les lacunes que présente le régime actuel, de manière à mettre un terme aux transferts, vers des pays non-membres de l'OCDE, de déchets d'équipements électriques et électroniques et de vieux navires;

6. demande à la Commission de recueillir des informations sur le trafic et le rejet illicite de tels déchets et produits dans les pays d'Afrique et les autres pays en développement, de présenter des propositions relatives à des mesures tendant à contrôler, à réduire et à éliminer ce trafic illicite ainsi que les transferts et rejets de tels produits dans les pays d'Afrique et les autres pays en développement et, enfin, de publier chaque année la liste des pays et des groupes transnationaux participant aux rejets illicites de déchets et de produits toxiques dans les pays d'Afrique et les autres pays en développement;

7. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission ainsi qu'aux États membres, au Secrétaire général des Nations unies, au gouvernement de Côte d'Ivoire et au secrétariat de la Convention de Bâle.
 
Jean CAMILLE
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Samedi 11 novembre 2006 à 15h30  
Dernier bilan, selon le ministère ivoirien de la Santé et de l'Hygiène publique : dix morts, 69 hospitalisations et plus de 102 000 consultations médicales liés à des intoxications.

Deux responsables français de Trafigura inculpés depuis le 19 septembre pour "empoisonnement et infraction à la législation sur les déchets toxiques", et incarcérés à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA).

Huit personnes, dont le directeur général de Tommy et un dirigeant de Puma Energie, la filiale de Trafigura qui a servi d'intermédiaire dans l'affaire, ont été incarcérées, mais trois d'entre elles ont été libérés par la suite.

Quatre responsables administratifs, dont le directeur du Port autonome d'Abidjan, celui des Douanes, et le gouverneur du district d'Abidjan, ont été suspendus de leurs fonctions.
 
Paul ROLAND
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Jeudi 23 novembre 2006 à 12h44  
Source le Patriote : http://lepatriote.net/lpx3.asp?action=lire&id=30696

La Commission nationale d’enquête sur le scandale des déchets toxiques, présidée par la magistrate Fatoumata Diakité a remis, hier, en fin d’après midi les conclusions de deux mois de travaux au Premier ministre Charles Konan Banny.

« Au nom de la Commission nationale d’enquête que j’ai l’honneur de présider, je vous remets officiellement les conclusions de nos travaux sur l’affaire des déchets toxiques ». C’est par ces propos empreints de solennité que Mme Fatoumata Diakité a remis, hier, officiellement les conclusions de l’enquête menée, deux mois durant, par la Commission qu’elle a présidée sur le scandale des déchets toxiques au Premier Ministre Charles Konan Banny. La cérémonie qui a eu lieu de 17 heures à 19 heures 30, s’est déroulée dans la salle de conférence de la Primature et a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement et de la Commission d’enquête en question. Avant la remise officielle, Mme Diakité a fait lecture, en intégralité du rapport qui, selon elle, comporte 101 pages assorties de documents et autres supports annexes (procès verbaux d’audition, enregistrement oraux et audio-visuels).
Ceci, fait-elle remarquer, « pour éviter que certaines affirmations faites dans le document sortent de leur contexte ». Au total 78 personnes physiques et représentants des différentes structures étatiques et privées, citées dans l’affaire, pouvant œuvrer à la manifestation de la vérité ont été entendues. Le contexte socio- politique, la méthodologie d’enquête, la description des faits et procédures, l’octroi des agréments et autorisation, la détermination des responsabilités, conclusions et recommandations d’usage… Ce sont là les différents chapitres que comporte le document. Au titre des conclusions, le rapport relève un grave dysfonctionnement dans les structures étatiques, para- étatiques et privées mises en cause, un déficit d’organisation dans lesdits services, une méconnaissance des textes légaux et réglementaires en matière maritime, l’improvisation et la routine dans le service public et le non respect de la hiérarchie par certains agents de l’Etat cités etc. Déterminant par la suite la chaîne de responsabilités, le rapport rend responsables les ministères des Mines et Energies, des Transports et de l’Environnement. L’inexistence d’une procédure adéquate d’octroi d’agréments en matière de stockage des produits pétroliers à des structures privées entraîne un vide juridique qui constitue une porte ouverte à tous les abus qui a amené la compagnie PUMA Energy, filiale de Trafigura à favoriser cette transaction scandaleuse. Le ministre Anaky Kobena est tenu responsable de la signature d’un projet d’agrément, à la compagnie Tommy, en l’absence de tout enquête préalable sur les compétences techniques de celle-ci, l’octroi d’un agrément comportant des mentions confuses qui ont favorisé l’action de Tommy. Quant au Colonel Tibé Bi Ballou, Directeur général des Affaires maritimes, au moment des faits, trois manquements ont été retenus contre lui. A savoir, l’absence d’enquête préalable sur la compagnie Tommy, la non convocation de la Commission d’octroi des agréments sur le cas Tommy, la validation et la transmission au ministre des Transports d’un projet d’agrément ne répondant pas aux normes requises en matière d’avitaillement. Les autorités portuaires n’ont pas été épargnées. Marcel Gossio et Marcel D. Bombo, respectivement D.G et Commandant du Port d’Abidjan sont tous deux accusés de refus d’assumer les pouvoirs qui sont les leurs dans la gestion des mouvements des navires au Port, de méconnaissance de leurs charges et du désintérêt qu’ils ont manifestés vis-à-vis de l’activité d’avitaillement au profit de celle de manutention. En sus, ils sont
tenus responsables de la non tenue de réunion de crise sensée gérer les conséquences du scandale, de l’absence de sanction contre les agents subalternes (Koné et Akoua Paul) qui ont programmé illégalement l’arrivée du Probo Koala. Le Directeur Général Marcel Gossio n’a pas jugé utile d’informer ses supérieurs hiérarchiques que sont les ministres Patrick Achy et Charles Diby Koffi. Toutes choses qui, selon le rapport, ont favorisé le départ du Probo Koala, malgré la mise en demeure du Ciapol. Les structures de sécurité (DST, Gendarmerie du Port, la Police du Port) sont accusées d’avoir agi par routine et manqué, par conséquent, de vigilance et de rigueur dans leurs tâches. Le Directeur général de la Douane est accusé d’avoir favorisé un dysfonctionnement de ses services dans la gestion de l’affaire. Le Gouverneur du district est, lui, accusé d’avoir contribué au déversement des déchets et donc failli à sa mission de protection de l’environnement. Ce n’est pas tout. Il est tenu responsable de la non application des règlements en matière de gestion des déchets industriels et toxiques et de n’avoir pas donné d’éclairages suffisants sur l’opération de démoustication qui a coïncidé avec le déversement des déchets. En plus, le gouverneur n’a pu fournir le rapport d’activité de l’entreprise de démoustication en question. Ajouté à cela, la réaction tardive qu’il a eue le 13 septembre soit un mois après le scandale.
Le rapport accuse l’ex-ministre de l’Environnement, Andoh Jacques, d’avoir failli à sa mission de veille et au Ciapol de n’avoir pas exercé, lui aussi, sa mission de veille en ne remettant pas, au ministre des Transports d’alors, une copie de mise en demeure adressée au Probo Koala. Les agents de la société PISA Impex ont été accusés de gérer la décharge d’Akouédo en violation des textes et sans aucun contrôle du district. Les sociétés privées Trafigura, Puma Energy, Waibs-CI et Tommy n’échappent pas aux fourches caudines des enquêteurs. A travers ses agents George Marrero et Paul Short, Trafigura est accusée d’avoir enfreint les conventions internationales (Marpol et Bâle) en matière maritime. Puma Energy, sa filiale ivoirienne a joué un rôle déterminant dans le transport et la réception des déchets. Waibs-CI a sa part de responsabilité pour avoir failli à son rôle d’assistance et de Conseil à la société Tommy accusée, elle, d’être l’auteur principal dans le scandale. Pour finir, la commission recommande la prise en compte des problèmes environnementaux et un audit organisationnel des structures citées, l’adoption de normes et procédures adéquates, la gestion professionnelle de ce type de déchets, l’instauration de la bonne gouvernance et la mise en place d’une structure de suivi desdites recommandations.

Toutes choses auxquelles le Premier ministre a accédé : «Nous devons rompre avec cette image non méritée de pays de l’impunité. Notre souhait est que cette cérémonie soit le point de départ d’une autre Côte d’Ivoire», a affirmé le Premier ministre qui estime qu’il est inadmissible de faire de la Côte d’Ivoire "la poubelle" de l’Afrique. «Nous allons suivre l’application des recommandations et conclusions de chacun des aspects de la question », a-t-il promis. Pour lui, maintenant que la commission a situé les responsabilités, il appartient au juge de se saisir du dossier pour établir la chaîne des culpabilités. Car, affirme-t-il «on peut être responsable et non coupable».

Khristian Kara
 
Jean CAMILLE
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Samedi 25 novembre 2006 à 11h03  
Relaxe des Militants de Greenpeace dans l'affaire du Clemenceau.

Avec l'interception du Probo Koala, Greenpeace contribue aussi à la mise en place d'un nouveau régime juridique.

La déclaration de Greenpeace en date du 20 novembre 2006 :

Le tribunal vient en effet d'annoncer que tous les prévenus sont déclarés coupables de pénétration non autorisée sur un site militaire mais dispensés de peine et d'inscription au casier judiciaire.

« Greenpeace est évidemment satisfaite du verdict qui s'apparente à une relaxe. C'est la légitimité des actions de Greenpeace qui est reconnue, légitimité d'ailleurs confirmée dès février dernier par le conseil d'état et le Président de la République qui avaient décidé du rapatriement du Clemenceau » déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.

Cette importante victoire de Greenpeace restera néanmoins la mise en oeuvre d'une stratégie européenne de dépollution des navires en fin de vie en Europe.

«Avec l'affaire du Probo Koala que nous avions intercepté en Estonie, nous contribuons à la mise en place d'un régime juridique, assorti de pouvoirs de contrôle et de sanction, afin que nos déchêts toxiques ne viennent plus mettre en danger la vie et l'environnement des travailleurs du sud » conclut Yannick Jadot.
 
Jean CAMILLE
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Mardi 28 novembre 2006 à 12h00  
Les associations environnementales dénoncent le manque de transparence et d'information de la part des pouvoirs publics français et de la société Tredi , filiale de Séché Environnement : qui paie la facture du traitement des déchets toxiques rapatriés de Côte d'Ivoire ? L'incinérateur de Tredi peut-il garantir la compostion des émissions et le respect de la réglementation européenne en incinérant ces déchets toxiques ? Comment a t on choisi la société Tredi ?

................................................
Déclaration des associations environnementales
...................................................

La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) et FNE (France Nature Environnement) s'unissent pour dénoncer la multiplication d’informations contradictoires sur ce dossier, conséquence d’une transparence très insuffisante. La FRAPNA, membre de la Commission Locale d’Information (CLI) du site de TREDI, s’interroge sur le bon fonctionnement de l’incinérateur et sur la capacité des pouvoirs publics à faire respecter les bonnes pratiques en la matière. La FRAPNA souligne le manque de bonne volonté de TREDI pour communiquer les résultats des émissions en sortie de cheminée de l’incinérateur et les rapports des contrôles d’étanchéité des grandes fosses à déchets dont le béton, attaquable par les acides, peut être à la source d’une pollution de la nappe phréatique. Compte tenu des conditions techniques de récupération des déchets, la totalité des conteneurs n’a pas été investiguée. Une fois démontrée, la nature exacte des déchets devra être communiquée à la CLI et au CoDERST (Conseil Départemental de l’Environnement, des Risques Sanitaires et Technologiques). La FRAPNA restera donc vigilante pour que l’autorisation d’incinérer dépende bien de la nature exacte des déchets de chaque conteneur.

Par ailleurs, la FRAPNA et FNE s’interrogent sur l'alibi écologique et humanitaire avancé par le PDG de TREDI et posent la question du financement de cette opération. La FRAPNA et FNE s’interrogent également sur la rapidité du choix de la société TREDI et l’absence d’appel d’offre.

La FRAPNA et FNE s’insurgent contre le fait que les pays les plus pauvres soient encore une fois considérés comme une décharge, débarrassant l’Europe de ses déchets les plus gênants comme ce fut le cas lors de l’affaire du Clémenceau.

Devant l’inquiétude croissante de la population autour du site de Salaise-sur-Sanne, la FRAPNA et FNE demandent solennellement aux responsables politiques que toute la lumière soit faite à tout moment sur le type exact de déchets, les mesures de précaution quant à leur acheminement par train et leur incinération, le plan de surveillance de l’environnement immédiat et les conditions précises ayant conduit au choix de la société TREDI
 
Jean CAMILLE
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Jeudi 30 novembre 2006 à 17h52  
Au niveau financier , la prise en charge des coûts de dépollution des sites et les coûts de traitement s'éleveraient à 30 millions de dollars. Ils seraient pris en charge par la communauté internationale selon le secrétaire du PNUE : http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=485&ArticleID=5430&l=fr

Au niveau des responsabilités, entre celles des fonctionnaires, et des cadres de Trafigura, la bataille politique oppose le président et le gouvernement. On parle d'une éventuelle libération de Claude Dauphin et de Jean-Pierre Valentini contre deux milliards de francs CFA

 
Admin DECHETCOM

Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Dimanche 17 décembre 2006 à 10h56  
DISCOURS DU COLLECTIF DES VICTIMES DES DECHETS TOXIQUES D'ABIDJAN-SUD KOUMASSI-PORT-BOUËT- VRIDI - 2006-12-07 22:08:28

Excellence Monsieur Président de la République,

C'est avec un réel plaisir que nous sommes ici à la faveur de votre invitation. Nous vous en sommes reconnaissants, merci Monsieur le Président. C'est aussi avec un profond regret que je prends la parole cet après-midi, pour constater avec vous que les causes qui ont failli nous emporter sont en train d'être exploitées à d'autres fins.
Sans vous faire des éloges, l'on peut cependant reconnaître votre comportement paternaliste que vous avez eu face à notre détresse; lequel comportement a fini par nous convaincre que vous aussi, vous étiez victime de ces déchets. Je cite en autres, vos différentes visites sur les sites pollués et aux familles éplorées. Nous ne parlerons pas ici de vos différents dons en nature comme en espèce. C'est donc l'occasion pour nous, Excellence, d'avoir une pensée pieuse pour tous ceux qui ont trouvé la mort, Ivoiriens comme non Ivoiriens du fait de cette irresponsabilité humaine qui ressemble à la limite à de la sorcellerie.

AH ! C'est bien dommage quand pour de l'argent l'on est prêt à sacrifier la vie d'autrui. Monsieur le Président, comprenez notre amertume, nous sommes davantage scandalisés quand la mort d'Ivoiriens se récolte comme des dividendes politiques.

Excellence, nous nous souvenons de votre phrase que je cite: « Je serai dur envers les coupables et juste dans le traitement du scandale des déchets toxiques ». Nous avons maintenant compris que vous saviez de façon anticipée que cette guerre chimique contre la Côte d'Ivoire pouvait être exploitée politiquement pour atteindre les objectifs que la crise armée du 19 septembre 2002 n'a pu atteindre.
Malheureusement, connaissant votre respect pour la vie humaine, nous savions que de tels évènements ne vous ressemblent pas mais plutôt à ceux qui veulent le pouvoir par tous les moyens.

Les déchets toxiques sont une autre conséquence de ces gouvernements hybrides qui ont été formés çà et là depuis septembre 2002.
Vous comprenez maintenant avec nous que quand les Ivoiriens, élèves et étudiants s'indignaient du fait de la présence de certains individus non qualifiés dans nos gouvernements, eh bien, c'était pour faire l'économie de la mort programmée et préméditée des Ivoiriens.

Excellence, devant le scandale des déchets toxiques, nous n'avions que Dieu pour nous sauver. Puisque, le seul Dieu que tous nous louons est avec vous, car à la vérité, c'est lui qui vous a établi, nous vous demandons d'éviter de rendre coupables des innocents sinon notre Dieu ne vous le pardonnera pas. En d'autres termes, refuser de brûler toute la forêt pour abattre un seul arbre.

C'est pour cela que nous demandons à ceux qui exploitent notre malheur politiquement que si c'est pour nous qu'il ya tout ce désordre dans ce pays, nous n'en avons pas besoin. Ce qui nous intéresse, depuis lors jusqu'aujourd'hui, c'est notre prise en charge effective d'une part, et d'autre part des sanctions contre les vrais coupables dûment identifiés par la justice ivoirienne, car nous faisons confiance en notre justice.

Rassurez-vous, Excellence, qu'on ne viendra pas convaincre les Ivoiriens que leur sauveur est devenu leur assassin.

En définitive, les vraies raisons des troubles sociaux de l'heure sont ailleurs et non du fait de notre malheur, mettez la pression afin d'identifier les vrais auteurs. Nous croyons en vous et nous vous faisons confiance, Monsieur le Président.

En d'autres termes, qui a donné l'ordre pour l'arrivée de ces déchets toxiques en Côte d'Ivoire? Qui a pris quoi, qui a pris combien et qui a fait quoi? Car nous savons que l'accord d'importation des déchets toxiques d'un Etat souverain est donné selon les conventions de Bale et de Bamako par l'autorité compétente de l'Etat d'importation.

Or, en Droit International, il est établi que l'autorité compétente désigne l'autorité gouvernementale nommée pour recevoir la notification d'un mouvement transfrontalière des déchets dangereux. Il résulte de ces dispositions que seul un membre du gouvernement peut être désigné autorité compétente. Ces prescriptions internationales excluent en conséquence toute autre autorité administrative, en l'espèce les Directeurs Généraux incompétents à donner l'accord de Côte d'Ivoire que requièrent expressément les deux conventions de Bale et de Bamako.

Tout ceci, Excellence pour en arriver au rapport de la Commission Nationale d'enquête dont l'organigramme ou la nomenclature semble fait état de la présence des victimes des déchets toxiques que nous sommes, nous voulons préciser que l'ensemble des victimes ici présentes et leurs parents n'ont été nullement informés et associes.

Ces prescriptions et dispositions des conventions de Bale et de Bamako n'ont pas été mentionnées par le rapport de la commission nationale d'enquête. C'est pourquoi, nous sommes à même de nous tourner vers vous Monsieur le Président, pour que nous nous interrogions ensemble sur la question de savoir quelle autorité gouvernementale a donné l’ordre pour que ces déchets toxiques arrivent ici en Côte d’Ivoire ?<

Président pour que nous nous interrogions ensemble sur la question de savoir quelle autorité gouvernementale a donné l'ordre pour que ces déchets rox.kue arrivent ici en Côte d'Ivoire?

Pour terminer, Monsieur le Président de la République, la réponse à cette question à notre sens situerait fondamentalement les vraies responsabilités.

Je finirai par le chapitre des doléances en vous demandant de bien nous aider à avoir: - Des moyens matériels et techniques par l'octroi d'un siège avec des ordinateurs afin de nous permettre de mieux identifier les victimes déjà enregistrées dans les différents centres hospitaliers et médicaux.
- La prise d'une disposition gouvernementale, soit un arrêté soit un décret en vue de la prise en charge à vie et dans le même temps un dédommagement effectif des victimes.
- L'octroi de moyens financiers pour la prise d'avocats pour toutes les procédures en la matière, notamment des poursuites judiciaires contre les auteurs de ce crime crapuleux.
- La dépollution urgentissime des sites de Vridi et surtout le transfert effectif de ces déchets pour lesquels vingt six milliards de nos francs auraient été déjà décaissés par le premier Ministre.
Excellence, que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.

Fait à Abidjan le 07 décembre 2006
Pour le Collectif des Victimes des Déchets Toxiques d'Abidjan-Sud
Le Président GOHOUROU Claude

http://www.presidence.ci/cinews/infos_details.php?idart=301
 
Paul ROLAND
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Mercredi 27 décembre 2006 à 11h31  
LE PROBO KOALA n'existe plus. Il est devenu le GULF JASH
Suite à un communiqué de l'association Robin des Bois, on apprend que selon la banque de données sur les navires de la flotte marchande mondiale Equasis (European quality shipping information system) le Probo Koala s'appelle désormais le Gulf Jash.

Au mois d'octobre 2006, le journal spécialisé Trade Winds a annoncé la vente des six Obo dont le Probo Koala par la compagnie grecque prime Marine management d'Athènes à la société Gulf Navigation établie à Dubaï.
 
Paul ROLAND
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
> Contacter <
Lundi 19 février 2007 à 10h55  
Selon le site ivoiriren Le Patriote, le bilan des victimes s'alourdit :

Le nombre de décès au 31 janvier 2007 est passé de 10 à 15. 69 personnes ont été hospitalisés et 108 000 consultations.

Ce bilan sanitaire a été dressé par la coordinatrice du Plan national de lutte contre les déchets toxiques et présidente de la cellule opérationnelle de crise, Safiatou Ba N’Daw, le vendredi 16 février lors des Martiales du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), au Sofitel