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« Comment les entreprises de la vallée de Seine peuvent-elles s’engager pour leur environnement ?
   
Patrice Henry Duchene
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Dimanche 24 décembre 2006 à 16h00  
« Comment les entreprises de la vallée de Seine peuvent-elles s’engager pour leur environnement ? L'association «Vive la Seine » tente de donner quelques pistes intéressantes. Une expérience qui à mon sens mériterait d'être développée.

Le site industriel de Peugeot Poissy est un utilisateur d’eau de Seine, puisqu’il en pompe 2 millions de mètres cubes par an pour refroidir ses installations. L’usine est installée en bordure de Seine depuis 1938, l’entreprise est un acteur économique majeur de cette vallée de Seine puisqu’elle compte 7900 salariés. En terme d’emplois privés, c’est évidemment le plus gros site de la région, et les salariés se répartissent harmonieusement tout au long de la vallée de Seine.
Peugeot avait tenté de réfléchir à la mise en place d’un lien par bateau entre Mantes-la-Jolie et Poissy, car 1500 de ses salariés vivent sur la communauté d’agglomérations de Mantes. L’idée de mettre en place une liaison par bateau paraissait intéressante, mais elle a été refusée par les maires qui redoutaient que les salariés ne laissent leur voiture en centre-ville pour prendre le bateau…
L’usine produit 300 000 voitures par an, ce qui représente 1400 voitures à expédier chaque jour. Elle travaille avec 658 entreprises qui l’approvisionnent, car elle fabrique trois gammes de véhicules. 23% de ses fournisseurs sont situés dans le Val d’Oise et dans les Yvelines.
Les impératifs de gestion concurrentielle obligent à avoir peu de stock, et malheureusement le bateau n’est pas compétitif en termes de délai par rapport à la route. La totalité des flux constituants arrivent par voie routière, en revanche le projet de port à Achères pourrait amener l’entreprise à fonctionner en base arrière avec un certain nombre de fournisseurs et à ne maintenir le flux camions qu’entre Achères et Poissy, sur quelques kilomètres.
PSA Peugeot Citroën travaille en souci constant de l’environnement, car c’est une des dernières usines en zone résidentielle. Elle se doit donc d’être parfaitement exemplaire. La construction d’automobiles n’est pas une activité intrinsèquement polluante, mais comme c’est le gros industriel de la région, dès qu’il se passe le moindre problème, l’usine est, parfois à tort, montrée du doigt. Peugeot est donc extrêmement vigilante.
L’entreprise est un des grands contributeurs par la taxe hydraulique, car elle utilise l’eau de Seine pour refroidir ses installations et préparer les bains de peintures. En effet, ce site a été le premier en France à utiliser les peintures hydrodiluables pour éviter les rejets de COV dans l’atmosphère. L’eau qui sert de bain de peinture est traitée sur place par une situation physico-chimique et remise ensuite dans le réseau. Les eaux de refroidissement sont d’abord traitées, car l’usine a sa propre station d'épuration, générant des limons riches qui sont cédés aux agriculteurs. La température de l’eau, ainsi que son éventuelle teneur en hydrocarbures (résultant d'une improbable pollution sur les parcs de stationnement), sont contrôlées avant son rejet.
L’entreprise recycle ou valorise 98% de ses déchets et emballages, ce qui est assez simple puisqu’ils sont composés pour les trois quarts de métal.
Peugeot a étudié l’expédition de ces déchets de métal par péniche vers le port de Limay où des ferrailleurs étaient susceptibles de les reprendre, mais cette solution s’est avérée trop coûteuse et le classique transport par rail vers une usine plus lointaine lui a été préféré.

L’entreprise a souhaité matérialiser son engagement pour l’environnement par une opération exemplaire il y a trois ans. L’éducation à l’environnement est un sujet souvent délaissé à la fois par le monde de l’éducation et l’entreprise. L’état de prise de conscience écologique est en effet très insuffisant au regard du poids des enjeux. Il a donc été choisi de travailler localement à une opération environnementale, ayant la Seine comme thématique centrale. L’opération devait mobiliser l’entreprise, les communes volontaires et les établissements scolaires (classes de CM1-CM2). L’objectif est de faire passer le message environnemental auprès des enfants et des salariés. Cela se matérialise par un certain nombre d’expositions. La première année, la LPO a délégué des bénévoles pour faire des observations de faune avec les écoliers sur les berges de Seine entre Conflans et Triel.
En 2005, le bus de la fondation Nicolas Hulot est passé dans les écoles et dans l’entreprise pour sensibiliser ces publics à la biodiversité.
En 2006, Jean-Louis Estienne a fait une conférence sur l’expérience menée à Clipperton et le caractère universel des déchets générés par la civilisation industrielle.
La constante de cette opération est de s’appuyer sur la valorisation, le nettoyage ou l’observation de sites de la vallée de Seine en y impliquant les enfants des écoles. A l’occasion de cette opération, une exposition pédagogique tourne dans les écoles partenaires et dans les ateliers de l’entreprise.
En 2007, Peugeot souhaite recentrer son action sur le fleuve et sur l’eau, élargir le cercle des partenaires, en attirant d’autres bonnes volontés. Il y a dans la communauté d’agglomérations Mantes-en-Yvelines, une initiative intéressante qui vise à effectuer de l’insertion pour des publics éloignés de l’emploi par des chantiers dédiés à la protection de l’environnement ou à la valorisation de sites. En 2006, l’entreprise l’a fait pour une opération de nettoyage sur la base nautique de Mantes-en-Yvelines. Le site PSA Peugeot Citroën de Poissy souhaite poursuivre dans cette voie car elle considère qu’à la fois la Seine et la protection de l’environnement constituent d'excellents sujets pour ramener des jeunes vers plus de sociabilité.
Dernière modification du message le dim. 24 déc. 2006 à 18h40.
Patrice Henry Duchene
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Jeudi 28 décembre 2006 à 14h23  
Du 23 mai au 3 juin 2005, le site de PSA Peugeot Citroën de Poissy s'est associé à l'opération "Agir pour la biodiversité" dans cinq communes des Yvelines (Poissy, Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-les-Vignes, Andresy et Mantes-la-Jolie), à travers les activités de l'association "Vive la Seine" . Une exposition réalisée en partenariat avec le Museum National d'Histoire Naturelle fut proposée aux 8 000 salariés de Peugeot. Par ailleurs, un bus "Vive la Seine" aux couleurs de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme a circulé dans ces 5 villes afin de proposer aux enfants des animations sur les interactions entre l'Homme et son milieu. Grâce à "Vive la Seine" et à la fondation Nicolas Hulot chaque enfant a pu planter un arbre dans sa ville.
 
Patrice Henry Duchene
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Vendredi 29 décembre 2006 à 16h38  
500 000 camions ! C’est ce que représente sur un an le trafic fluvial sur la Seine depuis les Yvelines vers la Normandie.Concrètement, sans la Seine, c’est donc un demi-million de poids lourds de plus qui encombreraient l’autoroute A13. Ce trafic représente 10 millions de tonnes de marchandises diverses qui passent par les écluses d’Andrésy auxquelles il faut ajouter 3 millions de tonnes chargées et déchargées sur la plateforme multimodale de Limay, l’équivalent de 150 000 camions. D’autres ports comme ceux de Conflans-Sainte-Honorine ou des Mureaux contribuent également à soulager le trafic poids lourds.
 
Patrice Henry Duchene
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Vendredi 29 décembre 2006 à 16h38  
2004 Vive la Seine. Naissance d’une initiative citoyenne

Qualité de l’eau aléatoire, déchets divers et plus ou moins toxiques dépôts d’encombrants, berges endommagées… Les abords de la Seine sont malmenés depuis longtemps. Plusieurs associations, Écocitoyens, Respect nature, Énergie solidaires et la ligue pour la protection des oiseaux, ont décidé de lancer une grande opération de sensibilisation des habitants, des collectivités et des industriels. C’est ainsi qu’est née « Vive la Seine » dont les opérations se sont concentrées dans six communes (Andrésy, Achères, Poissy, Villennes-sur-Seine et Triel) situées autour du site de Peugeot Poissy, entreprise partenaire. Une conférence itinérante « Ecolobus » sur le thème de l’eau et du Val de Seine a circulé pendant des semaines au sein des groupes scolaires de ces villes. Des ateliers de découverte de l’environnement ont été créés : éducation à la nature, entretien des espaces naturels, ramassage des déchets…
 
Patrice Henry Duchene
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Mardi 02 janvier 2007 à 12h52  
Les premières opérations de "Vive la Seine" avec le soutien du site de Peugeot Poissy.

Octobre 2004, Mobilisation pour nettoyer les berges de la Seine. (Extrait du Parisien du 4 octobre 2004)

"La petite passerelle qui conduit à l’île de la Dérivation, à Andrésy, empêche bien les voitures de circuler sur l’île, mais elle ne l’a pas mise à l’abri des déchets et des ordures. Sur ce bout de tertre, coincé entre Poissy et Carrières-Sous-Poissy, la Seine apporte chaque jour son lot de sacs plastiques ou de bouteille de verre… De la mouette au héron cendré Assez de détritus pour mobiliser (…) les associations des Écocitoyens et Énergies solidaires, ainsi que la Ligue pour la protection des oiseaux, pour la première opération de « Vive la Seine ». Appuyés financièrement par le site Peugeot de Poissy, ces associations incitent les habitants des bords de Seine (…) à connaître le patrimoine qui les entour, patrimoine trop souvent défiguré par la pollution d’origine humaine. Et là, la réalité dépasse souvent l’imagination la plus fertile. Il n’est pas rare de découvrir des machines à laver, des carcasses de voitures, des câbles électriques, des matelas ou même des téléviseurs usagés, pourrissant dans le fleuve.… « La Seine est sale, explique un bénévole d’Écocitoyens…En plus dans les Yvelines nous récupérons tous les déchets venus de paris et de la petite couronne ». Avec ses berges, ses marécages et ses îles, le fleuve recèle pourtant des trésors. La mouette, le goéland, le cormoran ou le héron cendré élisent souvent domicile au bord de l’eau. « Ce matin, un habitant de l’île était même étonné de découvrir avec la longue-vue, l’existence de martins-pêcheurs, note Patrick Mure, responsable de la section Ile-de-France de la LPO. Et pourtant c’est un animal que l’on retrouve régulièrement sur les bords de la Seine, même en région parisienne. Mais cet oiseau est fragile : il niche dans les berges, se nourrit de petits poissons et se repose dans les arbres. Si un seul élément de cet ensemble est dégradé, il s’en va. Sa présence à Andrésy montre en tout cas que certaines berges sont propres et que le petit poisson foisonne. C’est déjà ça. « Les gens peuvent nous dire : À quoi bon sauvegarder la nature et les oiseaux ? Je leur dirai ceci : Quand la faune et la flore sont en bonne santé, l’homme est en bonne santé. Quand ils sont en mauvaise santé, c’est l’homme qui est malade. » conclut Patrick Mure."
 
Paul ROLAND
Pays : France
Département : 75 Paris
Ville : PARIS
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Mercredi 03 janvier 2007 à 19h00  
Pour alimenter le débat , voici un extrait d'un récent article qui aborde la question des déchets charriés par la Seine....
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On estime dans la fourchette basse que la Seine charrie près de 10.000 tonnes de déchets entre le barrage de Poses (Eure) et la mer, autant que la production annuelle de déchets ménagers d’une ville de 20.000 habitants. Pourtant, les occasions de les capturer sur leur parcours existent. Ainsi au barrage de Poses, des quantités importantes de déchets sont piégées dans les grilles d’une centrale hydroélectrique, sauf qu’ils sont rejetés à l’eau sans plus de formalités. En aval, le même scénario se reproduit sur les cales des bacs et passages d’eau. Les marins, chargés d’assurer le trafic des navires, dégagent les espaces d’embarquement de ces objets indésirables en les renvoyant au fleuve. Ainsi, ils continuent leur course sans but jusqu’à la mer avant d’échouer sur les rivages.

« Le problème, explique Jean Legagneur, chargé de mission à la Diren de Haute-Normandie, c’est que ces déchets n’appartiennent à personne. Ce sont des déchets orphelins, il faudrait leur trouver des parents ». Et, souligne-t-on, il n’est pas de la responsabilité des gestionnaires de la centrale électrique ou des bacs ou de tout autre utilisateur des rives de la Seine, de récolter à leurs frais des déchets qu’ils n’ont pas produit et qui leur causent uniquement des soucis. « Il ne s’agit pas seulement de récolter les déchets, il faut aussi assurer une filière de traitement », précise le directeur du Parc des Boucles de la Seine, Jean-Marc Berrepion.

Il cite en exemple une convention qu’il a signé avec un industriel du Trait où il met à disposition des containers dont le Parc assure la gestion. « C’est une expérience pilote qui pourrait être multipliée tout le long du fleuve ». L’idée défendue par le Parc consisterait à créer une structure avec les collectivités territoriales qui assumerait une véritable politique de gestion des déchets « depuis le plateau de Langres jusqu’à la mer ». Le conseil général des Yvelines travaille sur le dossier et en Haute-Normandie, la Région avec les deux départements a inscrit une démarche qui va dans le même sens dans le cadre du contrat de projets. Reste à convaincre l’Etat....

source : Infocéane
 
ecogiro
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Mercredi 10 janvier 2007 à 14h38  
Je suis en création d'entreprise et dans la recherche de clientèle je me suis aventuré à contacter PSA. C'est un véritable exploit car les lettres sont sans réponse et les mails "perdus". Je pense faire des propositions pour des biocombustibles "les plus propres possibles" et pas tout à fait comme les pétroliers . Alors, pourquoi Peugeot, parce que je les connais pas mal. Je vis à quelques kilomètres de leurs usine à Sochaux (25). 1°) Il me paraît idéal de les convaincre à "faire du bateau" et que ces bateaux aient la possibilité de rouler au Biodiesel.2°) Leurs navettes jusqu'au Havre pourraient se faire de cette façon par exemple. 3°) Dans leurs lieux de production ils pourront signaler à leurs employés une pompe Biodiesel au pur esprit allemand OUI cela existe déjà, seulement ici on est un peu en retard, pour ne pas changer!
Si vous avez des idées envoiyez-moi beaucoup de messages!! Je vous souhaite une Bonne Année 2007!
Dernière modification du message le mer. 10 janv. 2007 à 16h12.
Patrice Henry Duchene
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Dimanche 14 janvier 2007 à 14h51  
La Gazette des Ecocitoyens, Octobre 2004



"Vive la Seine est une opération de sensibilisation à l’environnement du bord de Seine organisée en partenariat avec les associations locales et PSA Peugeot Citroën site de Poissy. En 2004, pour la première année, l’évènement s’est déroulé sur 6 communes (Poissy, Carrière, Achère, Andrésy, Triel-sur-Seine et Villennes sur Seine) et a regroupé les écoles, les associations locales, les salariés de l’usine PSA de Poissy et d’innombrables particuliers désireux d’en savoir plus sur leur fleuve. Pour l’occasion, un grand nettoyage des bords de Seine et de nombreux ateliers d’éducation à l’environnement ont été organisés sur 6 sites. Les scolaires des 6 communes se sont vus proposer des conférences en classe sur le thème de la Seine."
Source : http://wbase.net/ecocitoyen/html/